La Ford Capri, c’est ce miracle automobile capable d’être à la fois une voiture populaire produite à 1 886 647 exemplaires et un objet de culte que certains voudraient faire passer pour une pièce de musée hors de prix. Sa cote grimpe, surtout pour les Mk1, et chacun y va de son petit calcul personnel — souvent majoré de 30 %, parce qu’après tout “la mienne est exceptionnelle”. Pourtant, si l’on se met deux minutes dans la peau de l’acheteur, on réalise vite que la passion ne justifie pas toujours l’inflation. La Capri doit rester ce qu’elle a toujours été : une voiture accessible, joyeuse, parfois capricieuse, mais jamais un lingot d’or sur roues. D’autant qu’il en coûtera toujours deux à trois fois sa valeur pour la restaurer correctement, ce qui calme vite les ardeurs spéculatives.

Certaines séries limitées méritent une surcote, d’autres configurations — comme la boîte auto — rappellent que la réalité finit toujours par rattraper le fantasme. Et avant de signer un chèque, mieux vaut inspecter la belle sous toutes ses coutures, car sous une peinture brillante peut se cacher une structure en dentelle.

Bref : la Capri, c’est une passion sincère, pas un business plan, et sa cote doit rester réaliste pour que chacun puisse continuer à en profiter… sans devoir hypothéquer la maison pour en acheter une.

Vous trouverez ci-dessous la Côte actualisée du Club Capri Passion.

Ford Capri MK I et MK I bis

Ford Capri MK II

Ford Capri Mk III